© Fabrice Rambert

À l’heure où le secteur du tourisme est durement impacté par la crise sanitaire actuelle du Covid-19, tous les moyens pour réaliser des économies sont bons à prendre. Parmi eux, la transition énergétique incarne un tel levier : de nombreux travaux de rénovation énergétique sont aujourd’hui subventionnés, valorisant le patrimoine touristique, et synonymes de réduction de la facture d’énergie.

La consommation énergétique moyenne d’un hôtel est de 241 kWh / m2 / an, soit une facture d’énergie moyenne de 21,6 € /m2 /an.

Le San Régis, hôtel 5 étoiles situé en plein coeur de Paris, régulièrement récompensé par de prestigieux prix internationaux, a saisi l’occasion de faire de cette période une opportunité pour engager des travaux de rénovation énergétique. Fermé depuis le 17 mars 2020, l’établissement a fait appel à GEO PLC – Hellio, groupe expert en maîtrise de l’efficacité énergétique, et son entreprise de travaux partenaire ERTI, pour isoler son réseau de chaleur utilisé pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire. GEO PLC – Hellio a également apporté son aide pour le financement. Intégralement pris en charge par le dispositif des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE), ces travaux permettront de réduire les charges de chauffage de l’hôtel, d’améliorer le confort de sa clientèle et de diminuer son impact environnemental.

L’HÔTEL SAN RÉGIS : UN LIEU D’EXCEPTION DE PAR SON CARACTÈRE INTIMISTE ET FAMILIAL

L’histoire commence en 1857 : Monsieur Edmond Petit fait construire cet hôtel particulier.

En 1923, Simon André Terrail, propriétaire de la Tour d’Argent, acquiert cette belle demeure pour la transformer en hôtel de luxe, idéalement situé au carrefour de la mode, du spectacle et des affaires, au coeur du Triangle d’Or dans le 8ème arrondissement de Paris

En 1984, Elie Georges tombe sous le charme du San Régis. Amateur d’art, il met un point d’honneur à le restaurer.

Elie fait alors appel à ses deux frères, Maurice et Joseph, pour la gestion et c’est ainsi que se constitue une équipe familiale soudée et dynamique à la tête de l’hôtel fraîchement rénové de 42 chambres. Ensemble, ils construisent le San Régis tel qu’il est aujourd’hui : élégant, raffiné et discret. Chacune des 30 chambres et 12 suites a son propre caractère avec des tissus provenant des plus belles Maisons et des meubles d’époque ou de style.

Aujourd’hui, avec son style unique à l’accent français mêlé au sens aigu de l’hospitalité, le San Régis est un des lieux de villégiature préférés de personnalités en quête d’authenticité et de discrétion.

Après 35 ans, les trois frères laissent la place aux soeurs, filles d’Elie Georges. Depuis 2018, Sarah et Zeina perpétuent la tradition familiale d’esprit d’entreprise. Elles entreprennent des changements, mais sans pour autant créer de rupture. “Le changement dans la continuité” se traduit par la volonté de préserver l’âme et l’authenticité de cette maison vieille de plus de 160 ans, tout en modernisant les équipements et en prenant un tournant écologique.

© Fabrice Rambert

© Fabrice Rambert

LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE, MOTEUR DE RELANCE DU TOURISME POST-COVID

L’hôtellerie fait partie des secteurs les plus touchés par la crise sanitaire actuelle. L’hôtel San Régis n’y échappe pas. Les mesures de confinement prononcées à l’international depuis le début de l’année, ainsi que la fermeture administrative des commerces non essentiels ordonnée en mars et novembre 2020 ont largement affecté l’activité de l’hôtel San Régis. De très nombreux salons et évènements qui devaient avoir lieu à Paris, générant une importante fréquentation de l’hôtel en temps normal, ont été annulés ou reportés.

« L’impact s’est fait ressentir directement sur notre taux d’occupation, qui a largement chuté : moins de 20 % en mars 2020 alors qu’il était de près de 80 % en mars 2019 », indique Sarah Georges, directrice de l’hôtel San Régis.

L’hôtel San Régis s’est donc vu contraint de fermer ses portes depuis le 17 mars 2020 et ce jusqu’à nouvel ordre. Mais qu’à cela ne tienne, la famille Georges a décidé de tirer profit de cette fermeture contrainte et forcée ! Souhaitant s’engager pleinement dans la transition énergétique, le San Régis accueille pendant cette 2ème période de confinement un vaste chantier destiné à améliorer la performance énergétique de son bâtiment du 19ème siècle pour réduire ses consommations d’énergie. Des travaux de réfection sont également en cours.

« Cela fait quelques années que nous avons la volonté d’entreprendre des changements pour améliorer notre impact environnemental et avoir une démarche plus responsable. Nous avons commencé par réduire nos coûts de fonctionnement en travaillant sur l’éclairage. Nous avons ensuite travaillé sur le traitement des déchets alimentaires et le tri des autres déchets. La fermeture de l’hôtel pendant la crise sanitaire nous a semblé être une belle opportunité pour entreprendre des travaux plus lourds qui auraient pu avoir un impact sur le confort de nos clients », précise Zeina Georges.

DES TRAVAUX DE CALORIFUGEAGE ET D’ISOLATION DES POINTS SINGULIERS FINANCÉS À 100 % PAR LES CERTIFICATS D’ÉCONOMIES D’ÉNERGIE POUR AMÉLIORER LE CONFORT DE LA CLIENTÈLE

Le groupe GEO PLC – Hellio, spécialiste des économies d’énergie, en cotraitance avec son entreprise de travaux ERTI, a su convaincre la direction de l’hôtel San Régis grâce à sa réelle expertise et son conseil dans la mise en place de ce projet d’économies d’énergie :

« GEO PLC – Hellio a été recommandé par un acteur de confiance, Ilex Environnement, qui nous a assuré de leur réactivité et de la qualité de leurs services. GEO PLC – Hellio nous a apporté les réponses à toutes nos questions tant sur le partie technique que sur le financement des travaux via le dispositif des Certificats d’Économies d’Énergie », raconte Sarah.

© GEO PLC – Hellio

Le calorifugeage consiste à isoler thermiquement les tuyaux d’eau chaude, avec un isolant dit « calorifuge ». Il concerne exclusivement le réseau de chauffage collectif et d’eau chaude sanitaire situé dans les parties communes et les caves non chauffées.

Réalisée en complément du calorifugeage, l’isolation des points singuliers consiste à poser des matelas amovibles de laine minérale revêtus d’un tissu technique sur les parties non calorifugées en chaufferie et sous-station telle que les vannes, les robinets, les réducteurs et les compteurs.

Simples et rapides à mettre en oeuvre, ces travaux se sont déroulés en 4 jours incluant une phase de dépose de l’ancien isolant, l’évacuation des gravats, la mise en place des coquilles isolantes, de l’habillage en PVC et la pose des matelas isolants démontables en chaufferie (pour un accès facile au point par ses scratchs pour la maintenance).

Au total, ce sont 337 mètres linéaires de réseaux de chauffage et 69 points singuliers qui ont été isolés par les équipes d’ERTI, entreprise spécialisée dans les travaux de calorifugeage industriel depuis 1999, pilotée par Hellio.

« Les points singuliers sont rarement isolés dans une chaufferie. Le plus souvent, le calorifuge s’arrête en amont et en aval du point à isoler. Le fait de calorifuger les réseaux de chauffage et d’isoler les points singuliers permet de limiter les pertes thermiques et génère un gain énergétique d’environ 15%, se traduisant par une baisse de charges pour l’hôtel. Il y a aussi un avantage d’ordre esthétique : le calorifuge vieillissant (de classe 2 ou inférieur) est remplacé par un calorifuge neuf (classe 4) avec un habillage en PVC », détaille Alexis Delacommune, directeur opérationnel d’ERTI.

Enfin, cette intervention permettra d’offrir davantage de confort pour la clientèle qui pourra disposer d’une eau chaude instantanément et à température constante.

Pour financer ces travaux de rénovation énergétique d’un montant total de plus de 11 000 €, l’Hôtel San Régis bénéficie du dispositif des Certificats d’Économies d’Énergie (dispositif financé par les fournisseurs d’énergie tels que EDF, Engie, Total, Intermarché, Leclerc, etc. dans le cadre de leur obligation de réaliser des économies d’énergie), lui permettant ainsi de ne rien débourser.

« Engager des travaux en temps normal peut être synonyme de contrainte pour les hôteliers avec une perte de clientèle le temps de leur réalisation. Le contexte actuel, et son impact sur le remplissage des structures hôtelières, rendent malheureusement propice la réalisation de chantiers de rénovation énergétique. Ces derniers permettent au secteur de réduire l’impact environnemental, mais également de réduire les charges de fonctionnement que sont les factures d’énergie : un poste de dépense non négligeable pour l’hôtellerie touchée de plein fouet par la crise. Une économie substantielle d’autant que ces travaux réalisés sont financés jusqu’à 100 % via le dispositif des CEE », résume Augustin Bouet, directeur Grands Comptes GEO PLC – Hellio.

GEO PLC – HELLIO, UN ACTEUR INVESTI DANS LE SECTEUR DU TOURISME DEPUIS 12 ANS

Acteur historique de l’efficacité énergétique, le groupe GEO PLC – Hellio mobilise depuis plus de 12 ans son expertise dans le conseil, le pilotage, la réalisation des travaux et les financements pour inciter tous les secteurs (tertiaire, collectivités, industries, particuliers, habitat collectif, agriculture…) à réaliser des opérations d’économies d’énergie.

L’équipe grands comptes de GEO PLC – Hellio est composée de 9 commerciaux en métropole et 4 en Outre- Mer, 3 chefs de projet et 8 ingénieurs chargés d’affaires techniques. Elle est entièrement dédiée aux secteurs des collectivités, industries, agriculture, tertiaire public et privé.

L’équipe développe des solutions intégrées permettant d’accompagner le secteur hôtelier tout au long du cycle de vie de leurs projets d’économies d’énergie.

Cet accompagnement sur-mesure inclut notamment :

  • L’identification des gisements d’économies d’énergie en amont,
  • Les préconisations et dimensionnements techniques et financiers des projets,
  • La mobilisation optimale du dispositif des Certificats d’Économies d’Énergie comme levier de financement pour accélérer le processus de réalisation des travaux,
  • Le suivi des consommations énergétiques.

Depuis 3 ans, GEO PLC – Hellio est partenaire privilégié de l’Association Nationale des Élus des Territoires Touristiques (Anett).

« L’ANETT soutient les hôteliers qui font partie intégrante des acteurs touristiques. Ils sont un maillon essentiel de l’accueil des touristes et leur fragilisation par la crise que nous connaissons interpelle nos élus. Nous travaillons d’ailleurs avec leboncoin qui n’a pas pris de commission en 2020 sur les réservations hôtelières via son site internet. », affirme Géraldine Leduc, directrice générale de l’Anett.

Le San Régis ne compte pas en rester là. Après le traitement de l’eau chaude, d’autres travaux d’efficacité énergétique sont envisagés à plus long terme, comme l’isolation du réseau hydraulique d’eau glacée.

« Notre objectif à terme est triple : améliorer notre impact environnemental, réduire nos coûts d’exploitation et offrir clarté et transparence à nos clients par l’obtention d’un label ou même d’une étiquette environnementale », conclut Zeina Georges.

L’hôtel espère rouvrir ses portes en février 2021.

Téléchargez le communiqué de presse ci-après : CP Hellio_Chantier Hôtel San Régis_déc 2020
Ou le kit média complet : Hellio_Kit média_Chantier Hôtel San Régis_HD